action d'éducation
à la citoyenneté et lutte contre le racisme
Bâti autour d’une conception « rénovée
» de l’éducation populaire et d’un
rejet de la posture associative « prestataire
au sein de dispositifs publics », le projet du
Boulevard des Potes privilégie un mode d’intervention
d’appui, d’accompagnement aux initiatives
collectives ou individuelles de solidarité, à
la mobilisation citoyenne autonome, dans le respect
de l’autonomie et des capacités propres
d’action des personnes ou des groupes.
Le Projet du Boulevard des Potes se propose de répondre
pour une part à des «besoins» identifiés
(information juridique des jeunes, formation des acteurs,
…), mais surtout de réintégrer dans
la pratique les conditions d’émergence
de la demande sociale, et des réponses institutionnelles
marquées par la notion de clientèle de
l’action publique. De ce point de vue, la nécessité
de poursuivre la démarche BDP dans le contexte
local se déduit moins d’un diagnostic sur
les besoins d’intégration qu’elle
ne renvoie à la volonté politique de maintenir
des lieux permanents de débats et d’interventions
sur les problématiques d’intégration
et leur traitement Public.
La lutte contre le racisme à travers les interventions
en direction de la société d’accueil,
notamment des jeunes, et l’appui aux initiatives
« citoyennes », l’accès aux
droits à travers les actions complémentaires
d’information des publics et de sensibilisation
des acteurs, la promotion de la diversité culturelle
à travers les manifestations organisées
au sein ou hors des locaux de BDP.
En effet il est devenu banal de constater et de déplorer
dans notre pays, et notamment dans les grandes zones
urbaines, l’affaiblissement d’organisations
associatives, syndicales, politiques. Elles étaient,
il y a encore deux décennies, un espace de cohésion
sociale.
L’instrumentalisation des dispositifs d’insertion
par les jeunes, placés de plus en plus en position
de consommateurs, limite l’action des associations
d’éducation populaire, des centres sociaux
et d’un grand nombre de structures intermédiaires
instituées. Ces dispositifs d’insertion
ne sont plus chargés ni de promesses, ni d’avenir,
puisqu’ils leur fournissent seulement, et souvent
momentanément, argent et loisirs. Il est en vigueur
de trouver de trouver de nouvelles voies de dialogue,
de façon à ce que le règlement
du conflit, si toutefois on souhaite le régler,
ne relève pas seulement du judiciaire.
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